• Dimanche 18/ Lundi 19.11.12

    Dimanche : On va aux  renseignements pour connaitre les jours et horaires du ferry pour Chile-Chico, afin de rejoindre la route 40 en Argentine. Un navire est prévu lundi à 19h, deux heures de traversée.

     Lundi : sous les regards admiratifs des ouvriers, je charge ma moto. On va profiter tranquillement de ces derniers kilomètres au Chili. Ce pays nous aura vraiment surpris par la diversité entre le nord et le sud. Pour notre part, on aura adoré le sud ; la région des lacs, Chiloé et surtout la Patagonie chilienne resteront des souvenirs forts. On continu la route australe jusqu’à Puerto Ibañez, lieu d’embarquement. Cent cinquante kilomètres à travers la réserve nationale de Cerro Castillo, une superbe route entre lacs, forêts, pics rocheux et cimes enneigés. On arrive à destination dans l’après-midi, déjà un couple autrichien à motos, deux transalp attendent également le ferry. Ils arrivent de Valparaiso, ont pour projet après être passé par Ushuaia de remonter au Nord jusqu’à l’Alaska durant 1an. Ensuite, pour l’embarquement nous rejoignent  un couple d’allemands en 650 GS, de Dresden, et pour finir un couple de Polonais en Yamaha 125 acheté au Chili. On crée l’attraction, 8 motos et surtout 4 femmes motardes, ce qui est très rare ici. C’est un moment sympa pour nous aussi, chacun raconte ses expériences, on échange les bons tuyaux et les appréhensions face à la route 40 qu’on va reprendre demain, dans sa partie la plus difficile. Le temps passe très vite, le navire accoste dans ce petit village qui fait frontière avec l’Argentine. On enfourche nos motos, et chacun part dans une autre direction, en sachant qu’on va se retrouver très souvent jusqu’à Ushuaia. Demain passage de frontière, et ensuite on va continuer notre route pour le Sud par le côté Patagonie argentine. Par la route 40, nous attend 3 jours de pistes en gravillon, des vents violents, rien pendant plus de 600 km. Va falloir être très prudent et partir avec une grosse réserve d’essence.

     


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  •   Samedi 17.11.12 

    Les cavaliers sont prêts, on saute sur nos montures pour reprendre la route direction Coyhaique. Encore une belle journée de printemps, le paysage est à rêver, magnifique ces prairies en fleurs. On se félicite d’avoir suivit les conseils du brésilien rencontré à Antofagasta, sans cela on serait peut-être passé à côté d’une des plus belles régions du Chili. Plusieurs surprises sur la route; des gauchos qui changaient des taureaux de prairie et un « pudu pudu », le plus petit cervidé du monde qui est menacé de disparaitre. http://fr.wikipedia.org/wiki/Pudu_puda

     Chaque jour, c’est des leçons de vie entre l’amabilité des locaux et leur sens de l’accueil. Lors d’un arrêt à une cascade, on rencontre une famille en promenade. La dame m’offre un petit cadeau souvenir, en admiration d’être venu de si loin pour voir son pays, embrassades et « bonne chance  pour la suite ». Beaucoup de mains levées, on nous salut, des coups de klaxons, et bien sûr des sourires. Après tant de succès, je crains que le retour en France soit difficile . 


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  • Au programme de la journée, une balade à pied pour aller voir la vedette du parc ; le glacier Colgante. Depuis quelques jours on l’observe du navire et ensuite de la route, il nous tarde d’aller le rencontrer. Bien sûr, rien à voir avec le glaciar San Rafael (trop cher) ou le Perito Moreno (qui est pour plus tard), mais dont la cascade se voit de très loin. On emprunte un sentier de randonnée à travers une dense jungle de fougères géantes et de nalcas. Après 2h de marche, on arrive au point de vue, d’où on peut observer le glacier et les pans de glace qui s’en détachent pour s’écraser sur le rocher, ainsi que ses cascades puissantes. Il est encore trop tôt pour croiser des gens, on profite du lieu désert pour faire un bon pique-nique. On s’imprègne de se moment, à écouter la chute d’eau  et la glace qui craque. A peine, le « dessert » avalé, qu’on entend les groupes de visiteurs qui arrivent. La magie tombe, ce moment de solitude avec le glacier est terminé, il est temps de redescendre. Au village on rencontre une famille française (un couple et 3 enfants) en voyage sur le continent Américain pour un temps indéterminé. C’est rigolo, ils sont arrivés à la même date que nous à Buenos Aires, mais pas de billets de retour pour eux  ;-) On échange nos impressions durant un bon moment, et on se quitte, ciao, bonne route et bonne chance !!!

     http://nocybb110.fr/Nocybb110/Bienvenue.html

     

     

     

     


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  • Jeudi 15.11.12

     Direction Puerto Puyuhuapi, c’est-à-dire qu’on prend la route australe allant au nord pour refaire le chemin parcouru avec le navire en sens inverse et côté terre cette fois-ci. On longe une jolie vallée bordée de beaux lupins et genêt en fleurs, magnifique. La nature fait sa loi et l’homme s’y adapte malgré le climat extrême et la dureté du quotidien. Beaucoup de touristes y viennent pour la pêche, les truites et le saumon abondent dans les lagos et rios. On traverse quelques petits villages aux allures de Far West ; chevaux « stationnés » devant les petites cabanes en bois, bœufs et moutons dans les prairies. Ici, c’est un autre monde, on y cultive un mode de vie rare et le temps est ralentit. C’est après 100km que nous rencontrons la piste en gravillon, une enfilade d’ornière, nids de poule, qui traversent une nature vierge. Rivières, cascades, glaciers, lacs, forêts primaires, les paysages sont spectaculaires, grandioses, une région isolée, sauvage et cette piste difficile ajoute une note à ce charme. Seuls bémols, les véhicules que l’on croise ou qui nous dépassent roulent à vive allure, et nous entourent d’un nuage de poussière. Au bout de 60km, on aperçoit le village en bord de mer, au bout du fjord. Puyuhuapi, est un village qui a été fondé par des immigrants allemands en 1935, a part l’arrivée d’Internet, des paraboles et du téléphone portable, rien n’a beaucoup bougé depuis. Les enfants, plus habitués à la pluie, profitent de ces beaux jours pour se baigner dans le fjord.


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  • Mercredi 14.11.12 

    N’arrivant pas à savoir à quelle heure le bateau arrive, on a réservé une cabaña à 12km du port à Puerto Aysén. Mais finalement la sirène du navire hurle à 7h00 pour nous signaler l’arrivée au port. On saute du lit, toilette rapide et on file dans à la cale récupérer nos motos. Le quai d’embarquement à l’air d’avoir subit un tremblement de terre, totalement déformé et en chantier, faut viser juste pour sortir. Heureusement, c’est tranquille, on ne nous presse pas. En 10min on arrive à la ville, priorité recherche d’un endroit ouvert pour prendre un café. Chose qui semble bien compliqué à 8h du matin ici, d’après un sympathique policier qui nous souhaite la bienvenue et un bon séjour dans la région le tout au garde à vous. Il nous indique la station-service qui sert des cafés. De là, trois jeunes pompistes viennent à notre aide pour trouver la rue qu’on recherche. A trois chacun arrive à nous rendre un service, l’un prête le stylo, l’autre essaye de joindre par téléphone la proprio et le 3ème cherche sur internet la carte de la ville pour m’indiquer le chemin. Comme toujours durant notre voyage, les gens sont toujours très disponibles, quelques soit le problème ils se mettent en quatre pour nous aider. Ce périple nous aura confirmé notre point de vue sur l’être humain ; l’Homme est naturellement bon, quelques fois les épreuves qu’il rencontre dans sa vie le rendent menaçant envers l’autre, mais la bonté est en chacun d’entre nous. En cette période les touristes ne se bousculent pas et les gens nous saluent gentiment dans la rue. De plus, le stress n’est pas encore arrivé jusqu’ici, on sent très vite une ambiance zen qui flotte dans l’air. On croise deux béhèmistes, en 1200GS, klaxon et grands saluts comme si nous étions des amis de longue date, faut dire qu’il est bien rare de rencontrer des motards « en virées » ces derniers temps et pour tous c’est un plaisir de se croiser. Le temps est magnifique, le soleil reste notre fidèle compagnon ……..pour l’instant. La propriétaire nous accueille avec un large sourire et embrassades en signe de bienvenu, vraiment une population préservée, authentique et proche de la nature. Elle nous informe que depuis plusieurs semaines ils attendent ce soleil, beaucoup de pluie, les rivières qui débordaient étaient surveillées de très près. Les prévisions sont bonnes jusqu’à dimanche. Ma moto chauffe anormalement depuis un certain temps, peut-être la fuite du radiateur qui se réveille. Il faut ajouter du liquide et du coup Guy en profite pour jeter un coup d’œil à l’ensemble. Un bout de scotch pour réparer ma bulle qui  est fendu, et deux trois vis à serrer. La mécanique souffre un peu de toutes ces pistes qu’on prend. On passe également à l’office du tourisme pour nous approvisionner en carte de la région, et prendre quelques info concernant la route australe. On nous rappel les règles à respecter, prudence,  pas de vitesse, être solidaire des autres etc… Demain, en route pour les chemins de Patagonie, sur les traces des pionniers.

     


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