• Dimanche 04 / Lundi 05.11.12

    Pucòn nous a beaucoup plût, autant l’hébergement qui était très bien situé, pratique car équipé d’une cuisine où l'on pouvait préparer nos repas du soir et la patronne très gentille, mais également la région où les balades et activités étaient assez nombreuses pour y rester quelques jours de plus. Mais le temps défile à grande vitesse, déjà novembre, et encore une longue route à faire. On tourne la page, pour une autre destination : Puerto Varas. On va faire la route en deux temps avec une nuit au bord d’un des nombreux lacs de la région afin de pouvoir emprunter des petites routes tranquilles. La cabaña pour la nuit est vraiment très jolie, une grande baie vitrée qui donne sur le lac et un beau parc fleuri. On reprend la route dès le matin pour rejoindre Puerto Varas par l'itinéraire des lacs. En prenant ces petites routes, on ne sait jamais dans quel état elles sont, bien souvent de l’asphalte sur les premiers kilomètres pour ensuite devenir des pistes empierrées. Celle-ci est particulièrement difficile, car les voitures et camions ne roulent qu’au milieu, du coup une épaisse couche de pierres recouvre les côtés dans laquelle il est très acrobatique de rouler. Sans cesse il faut slalomer lors des croisements entre la trace faite par les véhicules, et les côtés. Heureusement, elle n’est longue que d’une trentaine de kilomètre et on rejoint une nationale qui nous emmène à destination assez rapidement. En début d’après-midi, déjà nous sommes installés dans cette ville. Architecture et ambiance allemande nous surprennent, de nombreuses boulangeries/pâtisseries,aux vitrines pleinent de Forêt-Noire et autres gâteaux crémeux germaniques. Guy en a les yeux qui sortent, et sa grande gourmandise ne résistera pas longtemps. En fait des colons allemands s’établir dans la région dans les années 1850. D’ailleurs surprise, nous découvrons une rue au nom de Otto BADER ! un aïeul de la famille serait partie faire fortune dans le nouveau monde ?? Je mène ma petite enquête et on apprend qu’en fait c’était un colon allemand, médecin, et qu’il a construit le premier hôpital de la ville. Ces maisons coloniales en bois construites par ces immigrants qui sont souvent classées monuments nationaux, donnent des aires d’Europe année 1950 à ce lieu.

     


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  •   Samedi 03.11.12

     Un magnifique soleil nous réveil, ciel bleu sans aucun nuage wouahh !!! Journée repos, et organisation de la suite du voyage. Finalement, c’est décidé, on continu par la Patagonie chilienne pour rejoindre Puerto Natales et Punta Arenas. Depuis Santiago tous les gens qu’on rencontre nous disent à quel point cette partie du Chili est magnifique, que la « caretera australe » est INCONTOURNABLE, ainsi que les fjords et les glaciers. Alors, GO ! on se lance pour cette piste, l’une des routes les plus de l’extrême du monde, 1240km de chemin gravillonnée , peu d’asphalte. Les conseils : être prévoyant et surtout très prudent. Pour la rejoindre plusieurs combinaisons s’offrent à nous. On opte pour un voyage de 3jours en ferry combinant  les fjords et les petites îles avant de nous déposer à Puerto Chacabuco, pour rejoindre la fameuse route à son milieu car le temps nous manque pour la faire en totalité . Une fois dans la région Nord Patagonie on pourra rayonner à notre guise. Et du coup, soyons fou jusqu’au bout , en allant affronter le climat rude et pluvieux de Chiloé durant 3-4jour afin de rejoindre Quellon au sud pour prendre le ferry. On file faire les réservations de bateau, fortement conseillé afin d’avoir des places rapidement, faut savoir que les cargos ne circulent pas tous les jours. Génial, on a pu avoir des billets pour le 12 novembre. Il nous reste une bonne semaine pour découvrir la région des lacs et traverser l’île de Chiloé.

     On plie les cartes, on range les guides et on profite tranquillement du soleil en faisant un merveilleux pique-nique dans le jardin de notre hostal. Vers 17h sms des filles pour une connexion sur skype, YESSS !!!!!!!!!!!!

     


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    La région est vraiment magnifique, riche de parcs nationaux, de grandes rivières et de thermes, un endroit idéal pour les randonnées pédestres. Au programme pour la journée le Parc National de Huerquehue pour voir les lagunes et la forêt d’Araucarias. Dans cette forêt primaire on trouve l’arbre national du Chili ainsi que d’autres espèces de géants dans une nature luxuriante. Le sentier démarre à 700m d’altitude, on monte durant 3h en zigzag jusqu’à 1200m, hauteur où se trouvent les Araucarias. La balade est vraiment superbe, même si nos muscles sont encore bien fatigués du volcan, c’est merveilleux de découvrir ce somptueux endroit. Tous ces contrastes de paysages que nous avons la chance de voir, c’est incroyable, presque irréels, comme dans un rêve, chaque jour un autre tableau s’offre à nos yeux. Personne autour de nous, on s’installe face au « lago verde » pour manger tranquillement notre casse-croûte. Imaginez : 10km de plage désertique, on installe notre serviette et 2-3min après des gens viennent s’installer à 2m de nous PFFFF !!!! Il faut presser un peu le pas car pour terminer la journée nous avons programmé un bain au clair de lune. En effet les thermes de Los Pozones sont les seuls qui permettent des bains nocturnes dans des bassins naturels d’eaux chaudes. On arrive à 21h pour nous détendre de ces deux journées sportives. L’air ambiant est frais dans le canyon à ces heures mais d’être plongé sous la lune dans les bassins chauds restera un moment inoubliable. A minuit retour à l’hôtel, pour une nuit de profond sommeil.

     


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  • Jeudi 01.11.12 

     Debout 5h30, rapide petit-déj. , et on file à notre rendez-vous de 6h30. A l’agence, on nous informe que la météo et les conditions sont bonnes sur le volcan Villarrica, on va pouvoir affronter le monstre. Nos sacs sont prêts : piolets, crampons, ensembles neige, chaussures de glacier, casques et masques contre les gaz du cratère fumant. Une petite demi-heure de montée en minibus pour arriver au départ. En-haut deuxième point météo, et là mauvaise nouvelle, le vent est plus fort que prévu et il envoi les gaz sur le versant du tracé. On sent la déception dans les différents groupes déjà équipés pour la montée. Les guides nous donnent le choix entre : tenter le lendemain mais on ne connait pas les conditions, ou aller jusqu’à 1800m et refaire un point météo. On opte pour la 2ème proposition.  Dès le départ notre marche se fait dans la neige encore bien dure à cette heure matinale, même si le rythme est tranquille, on sent vite la difficulté du fort dénivelé dans les mollets. Les groupes sont essentiellement composés de jeunes d’une vingtaine d’année, en super forme pour affronter le géant. A 1800m on fait une première pause, et les guides nous informent que le vent semble se calmer en-haut et que si la montée se fait rapidement, il se peut qu’on puisse accéder au cratère. Avec ce beau soleil difficile d’imaginer que ces conditions peuvent changer aussi rapidement. Déjà le panorama est d’enfer, la vue sur les lacs, les volcans, et les pitons montagneux autours. Petite pause et déjà on reprend la marche. Sur le versant on aperçoit les petits groupes qui évoluent à un rythme différent, des petits points noirs à la queue leu leu sur cette surface blanche. Après le passage d’une arête, subitement un vent violent nous surprend dans notre évolution et augmente la difficulté. On continu pas à pas, sans savoir si le sommet va pouvoir être accessible. J’avance très difficilement, mes chaussures me font mal et me coupent la circulation. On voit la cime au-dessus de notre tête, mais le vent s’amplifie et l’effort marque les visages . C’est là qu’on pense à tous ces alpinistes ; Mallory, Herzog, Hillary, et tous les autre, à leur force et leur endurance à vaincre ces sommets. Je m’accroche pas à pas, la douleur dans mes jambes me coupe le peu de force qu’il me reste, et à 200m du but, …..j’abandonne, plus de courage à vaincre ce volcan . Guy continu, génial, d’autant que cette ascension lui tenait très à cœur. Il fera partie des 3 cinquantenaires à arriver au sommet du Villarrica pour cette journée, WOUAHHH !!! Je suis fière de lui, courage et endurance puisés dans les récits …… et ce malgré son année de plus. Pour ma part, je sais que je ne ferai jamais le Mont Blanc… trop dur l’alpinisme. Pas trop de regret d’autant qu’arrivé en-haut les conditions était telles que la brume noyait la cime. On y voyait que à 2 – 3m, le vent était extrêmement violent, trop dangereux pour y rester plus de quelques minutes, le temps d’une photo et déjà les guides les poussent à redescendre. Une descente qui se fait sur les fesses, sur une pelle en plastique à vive allure sur 1500m de dénivelé. Sensation extrême, 4h de montée et une heure de glisse, le moment le plus ludique de la journée , formidable cette expérience !!!! Les photos pour légender cette journée parlent d’elles mêmes.

     


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  • Mercredi 31.10.12

    http://www.dailymotion.com/video/xons3f_chili-les-indiens-mapuches-revendiquent-leurs-terres-spoliees_news

    http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/Chili-presidentielle/p-6062-Chili-les-Indiens-Mapuches-un-peuple-un-destin.htm

    http://blogs.rue89.com/alma-latina/2011/03/16/au-chili-des-indiens-mapuches-victimes-dun-proces-indigne-194624

    On vient d’arriver en L’Araucanie, pays des indiens Mapuches qui luttent  pour préserver leur culture et leur territoire. Dépossédé d’une grande partie de leurs terres, ils résistent afin de préserver la langue, la religion, leurs structures socio-politiques et demandent activement leur indépendance. Une région de culture et d’élevage, mouton et bœuf, au milieu des volcans et des lacs. On est installé pour 4j à Pucon, entre le volcan Villarrica et le Lago. Ici c’est le paradis pour les mordus de sports, on y trouve toutes les activités imaginables, rafting, kayak, escalade, alpinisme, pêche, vtt, ski, … et j’en passe…. et bien sur ThermesJ, de quoi y remplir des belles journées. Juste une précision, la sirène annonçant un risque d’éruption peu sonner à tout moment, et alors y’a plus qu’à FUIR !!! En effet nous sommes dans l’ombre fumante de la bête, il continue aujourd’hui à cracher lave, cendres et fumées tous les jours et il est classé comme volcan très violent. Et bien sûr l’ascension vers le cratère fumant est le MUST, incontournable ………….on est inscrit pour demain matin L wouahh !!! J’espère assurer, 8h de marche, 1500m de dénivelé, crampons et piolets sont déjà prêts. Alors pas de fête Halloween, au lit de bonne heure ce soir.

     


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