• Dimanche 16.09.12

      

    Un arrêt rapide au niveau de la fameuse mine de cuivre aux proportions monstrueuses de Chuquicamata pour essayer de voir son profond trou, de 900m de profondeur. Mais ici, ça bosse ; d’énormes camions circulent sur des terrils aussi  grands que les montagnes, des routes d’accès qui se croisent et se recroisent. On a juste le temps d’un arrêt rapide au « parking des monstres » pour une photo, de loin … (le site est interdit aux visites libres). On complète en essence et on reprend la route, pas question de trainer, on doit être à Iquique le soir même. Depuis San Pedro de Atacama, une route droite sans charme traverse cette étendu désertique jusqu’à Tocopilla, de chaque côté une grosse ligne électrique nous marque le chemin sur 130km. Au même moment que la descente commence, fini le soleil, le ciel est voilé et on rentre dans une sorte de brume. En fait nous arrivons sur la côte du pacifique. Après Tocopilla, qui est une ville minière comme tant d’autres ici, nous empruntons la route du littoral qui monte sur Iquique. A droite la précordillère, à gauche l’océan, au milieu la chaussée qui semble traverser une immense plage de sable. Une pause casse-croute au bord de route, infecte et antipathique le resto. On trouve des toilettes mais ; sans portes, sans papier, et sans eau L ça nous change de la propreté argentine. Le long de la côte quelques baraques de pêcheurs, qui ressemblent à des villages, et toujours la route, soit posée sur le sable, soit qui grimpe sur les falaises. Après 340km, mon voyant d’essence s’allume. Ouf on a prévu le coup, Guy a fait le plein de tous ses réservoirs, plus un bidon de 7l en réserve. On nous a prévenu, au Chili vaut mieux prévoir, les villes sont souvent éloignée et aucune station service en dehors. On arrive à Iquique vers 17h30. Bloqué entre la chaîne côtière et l’océan, la ville est une grande station balnéaire, de grandes plages de sable et de belles vagues pour les surfeurs. Le 18 septembre est la fête de l’indépendance, jour férié et pont du week-end. Les chiliens voyagent dans leur pays dès qu’ils en ont l’occasion. Heureusement que nous réservons les hébergements à l’avance car trouver un hôtel se complique. On commence à prospecter pour la nuit de mardi à Putre, dur, dur, les mieux classés dans le guide sont déjà complets. Il nous faut absolument un hébergement avant de passer la frontière bolivienne, d’abord à cause de la distance entre Arica et Oruro 500km, donné à +8h de route et aussi à cause des formalités de douane, on ne sait pas le temps que ça prendra. Au bout de 2h de recherche on abandonne, on ferme l’ordi et on va diner. Un chouette resto en bord de mer, on en profite pour manger du poisson et des fruits de mer. Pisco en apéro, boisson national à base d’eau de vie (40°C bien souvent), et chacun un verre de vin chilien en mangeant. Après le repas, la tête nous tourne, il est grand temps d’aller se coucher. Et c’est bien la première fois que je dors sans ouvrir mon bouquin.

     


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