• Jeudi 01.11.12

    Jeudi 01.11.12 

     Debout 5h30, rapide petit-déj. , et on file à notre rendez-vous de 6h30. A l’agence, on nous informe que la météo et les conditions sont bonnes sur le volcan Villarrica, on va pouvoir affronter le monstre. Nos sacs sont prêts : piolets, crampons, ensembles neige, chaussures de glacier, casques et masques contre les gaz du cratère fumant. Une petite demi-heure de montée en minibus pour arriver au départ. En-haut deuxième point météo, et là mauvaise nouvelle, le vent est plus fort que prévu et il envoi les gaz sur le versant du tracé. On sent la déception dans les différents groupes déjà équipés pour la montée. Les guides nous donnent le choix entre : tenter le lendemain mais on ne connait pas les conditions, ou aller jusqu’à 1800m et refaire un point météo. On opte pour la 2ème proposition.  Dès le départ notre marche se fait dans la neige encore bien dure à cette heure matinale, même si le rythme est tranquille, on sent vite la difficulté du fort dénivelé dans les mollets. Les groupes sont essentiellement composés de jeunes d’une vingtaine d’année, en super forme pour affronter le géant. A 1800m on fait une première pause, et les guides nous informent que le vent semble se calmer en-haut et que si la montée se fait rapidement, il se peut qu’on puisse accéder au cratère. Avec ce beau soleil difficile d’imaginer que ces conditions peuvent changer aussi rapidement. Déjà le panorama est d’enfer, la vue sur les lacs, les volcans, et les pitons montagneux autours. Petite pause et déjà on reprend la marche. Sur le versant on aperçoit les petits groupes qui évoluent à un rythme différent, des petits points noirs à la queue leu leu sur cette surface blanche. Après le passage d’une arête, subitement un vent violent nous surprend dans notre évolution et augmente la difficulté. On continu pas à pas, sans savoir si le sommet va pouvoir être accessible. J’avance très difficilement, mes chaussures me font mal et me coupent la circulation. On voit la cime au-dessus de notre tête, mais le vent s’amplifie et l’effort marque les visages . C’est là qu’on pense à tous ces alpinistes ; Mallory, Herzog, Hillary, et tous les autre, à leur force et leur endurance à vaincre ces sommets. Je m’accroche pas à pas, la douleur dans mes jambes me coupe le peu de force qu’il me reste, et à 200m du but, …..j’abandonne, plus de courage à vaincre ce volcan . Guy continu, génial, d’autant que cette ascension lui tenait très à cœur. Il fera partie des 3 cinquantenaires à arriver au sommet du Villarrica pour cette journée, WOUAHHH !!! Je suis fière de lui, courage et endurance puisés dans les récits …… et ce malgré son année de plus. Pour ma part, je sais que je ne ferai jamais le Mont Blanc… trop dur l’alpinisme. Pas trop de regret d’autant qu’arrivé en-haut les conditions était telles que la brume noyait la cime. On y voyait que à 2 – 3m, le vent était extrêmement violent, trop dangereux pour y rester plus de quelques minutes, le temps d’une photo et déjà les guides les poussent à redescendre. Une descente qui se fait sur les fesses, sur une pelle en plastique à vive allure sur 1500m de dénivelé. Sensation extrême, 4h de montée et une heure de glisse, le moment le plus ludique de la journée , formidable cette expérience !!!! Les photos pour légender cette journée parlent d’elles mêmes.

     


  • Commentaires

    1
    sabine68
    Dimanche 4 Novembre 2012 à 18:55

     Salut vous deux

    génial ces montagnes super votre ascension

    ca y est Guy tu vas pouvoir faire l'everest quand à toi Sylvie chapeau tu as assurée

    gros bisous

    a bientôt

    sab

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