• Lundi 17.09.12

    Lundi 17.09.12

    Premier chose à faire en ce levant, trouver un hébergement à Putre pour mardi soir. Pendant que Guy prend le p’tit dej, je vais voir le gars de la réception avec ma petite liste d’hostal afin de lui demander s’il pouvait téléphoner de notre part pour connaitre la disponibilité des hôtels. Dès le 1er appel bizarrement, il y a des chambres de libres. Super, on pourra se poser avant le passage de la frontière. Entre Arica et Oruro il n’y a pas de pompes essence. On récupère un bidon de 4l chez un mécano afin d’avoir assez de réserve. On prend la route direction Arica, a la sortie de la ville, contrôle de police. Après la curiosité des policiers à notre égard passé, ils nous demandent juste ou l’on va et hop d’un signe on repart. En fait bien souvent les autorités nous arrêtent simplement par curiosité, ensuite vu la complexité de nos documents, ils abandonnent rapidement.  Une montée vertigineuse sur le plateau d’Atacama, et on reprend le tracé tout droit vers le nord. On passe devant les villes fantômes d’Humberstone et Santa Laura, villes minières à l’époque du boom des nitrates. Des traitements dégradants que les mineurs devaient subir, découlent les grands mouvements grévistes de protestation au Chili en 1907. Ces citées ont été abandonnées avec l’arrêt des mines dans les années 40, et sont devenus des musées grandeur nature. Il faut absolument qu’on s’y arrête au retour du Pérou dans quelques semaines.  Cette journée sera notre traversé du désert. En effet durant toute la journée nous serons dans les dunes, les montagnes, le désert d’Atacama, du sable, du sable sans fin. De temps en temps une descente vertigineuse pour traverser un canyon et remonter la montagne en face. Incroyable, on part de la base une montée à 20% tout droite jusqu’au sommet, ensuite de l’autre côté la descente. Un escalator géant, sans virages ni lacets. Partout des drapeaux chiliens, devant les maisons, sur les voitures, tous les commerces sont décorés pour la fête de l’indépendance. Ces longs kilomètres appel à la réflexion sur ce pays et sur sa population qu’on a beaucoup de mal à cerner. Ce pays sort d’une très longue dictature avec Pinochet, ainsi qu’avec les Andes d’un côté et l’océan de l’autre il est coupé des autres pays, une bande terre sur plus de 4300km de long. Un pays extrême, comme peut l’être les régions d’Alaska, la Tasmanie et autres pays du bout du monde. Malgré la superficie, ce lieu m’inquiète un peu. Dommage que je ne métrise pas assez bien l’espagnole, dommage qu’ils ne sont pas toujours très patients pour parler doucement, dommage qu’on ne puisse pas plus communiquer afin de mieux les connaitre. Je refuse de rester sur ma première impression, je réfléchie aux raisons de ce comportement un peu insulaire. On aura l’occasion après le Pérou de passer plus de temps sur ces terres, j’espère modifier mon préjugé. Les argentins sont curieux et engageaient très rapidement les conversations, ici c’est quelques regards intéressés de loin mais toujours avec une certaine distance.

     


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