• Mardi 28.08.12

     

    Nous reprenons la route direction Cafayate, 450km/ 6h . On démarre avant que le soleil ne chauffe, le vent accentue encore la fraicheur du matin. A gauche, à droite la cordillère, tout droit, env. 100km sans village, on croise 2-3 camions qui nous saluent. 100 % d’humidité à Buenos Aires lorsqu’on est partis ici 0, très vite dans journée la chaleur augmente. Les pleins en essence et en EAU ont été fait, à partir de maintenant faut être prévoyant, on peut tracer. Rester concentrer, ne pas laisser l’esprit trop rêvasser, au bord des routes les animaux peuvent surgir à chaque moment, chèvres, moutons, vaches, mules, et petits renard viennent nous regarder passer. Après Bélen, les paysages changent, les routes deviennent plus sinueuses, les habitants ont le type andin bien marqués, nous rentrons dans les provinces du Nord. Subitement, ça y, la route s’arrête et la piste commence. On y va doucement sur les premiers km, le temps de « ressentir » le terrain. Les 4X4 nous doublent à vive allure, beaucoup de poussière mais du coup on suit leurs traces, moins de tôle ondulée. On passe également nos premiers gués, un arrêt pour étudier le meilleur passage et Go ! Ca va nous bottes sont étanches, mais pas question de mettre le pied à terre. La piste, au début c’est rigolo mais après un certain temps on a hâte que le bitume revienne.  Aux arrêts photos, les voitures s’arrêtent pour demander si on a un problème, ici les gens sont solidaires. On croit être seul mais surgit du nul part des têtes, des pickups au loin. Nous au milieu de cette immensité, les paysages sont fabuleux, c’est incroyable la diversité de couleurs dans ces montagnes. A l’entrée des chemins des panneaux indiquent les accès aux mines, et oui ces couleurs sont le reflet de leurs richesses minières. Une pause sandwich dans une station service, ça va on est dans les temps le soleil est encore haut et il nous reste 80km, cool on va arriver plus tôt que prévu. Mais pour sortir de ce grand village, difficile de retrouver notre route, le GPS nous fait tourner en rond, et aucun panneau d’indication. La ruta 40 donde es ? tout droit, tout droit nous répondent les gens. Bon, même si ça ressemble plus à un petit sentier on suit les infos. Les enfants nous saluent dans les villages, trop mignons leur regard quand ils voient nos motos arriver. Dans un village on se retrouve nez a nez avec le camion entrain de mettre du bitume, faut passer sur le côté, facile à dire pour eux, ils n’ont pas 300kg dans les bras. L’arrière glisse dans le sable, la moto cale, tout le monde rigole en me regardant me battre avec ce sable. OUF ! C’est passé, mais toujours de la piste, du sable, et de la poussière. Le soleil commence à descendre, et on n’avance pas, devant Guy augmente l’allure pour arriver avant la nuit. Attention à 100 %, pas de bavardage avec les intercoms, lourd silence sous les casques on n’a vraiment pas envie de faire les 50km restant sur la piste en pleine nuit.  Après 30km, on voit le « chantier » finir, une belle route devant nous, au fond la ville posée au milieu des vignes à 1600m d’altitude au pied de la montagne. Ouah ! Le cliché nous réconcilie avec la route, c’est tout simplement beauuuuuuu........

    "Ouvrir les yeux est un antidote du désespoir" S.Tesson

     


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