• Mercredi 03.10.12

    Mercredi 03.10.12 

    A nouveau la moto à Guy, a pris froid. L’hôtel est bien mal placé pour la pousser. Une ruelle en pente mais qui donne 15m après sur un grand escaliers, faut pas se louper. Par prudence on préfère demander l’aide du personnel et pousser la moto au sommet de la rue, 15% de pente sur 50m à 3800m. Ca fait digérer (ou vomir) le petit-déjeuner. Pour un début de journée, c’est pas cool. Et dire qu’il y en qui pense que nous sommes tranquillement en vacances longues durées. Enfin, le principal c’est qu’on arrive à la redémarrer. Petite journée de route au programme, 150km, car il y a le passage de douane Bolivie/Pérou. Comme on ne sait jamais le temps que ça prendra, on fera une pause à Puno, avant d’attaquer la longue route vendredi pour Cusco. Petit cadeau de départ de la part de la Bolivie, une piste en gros galets sur les 10 derniers kilomètres. Arrive la douane, ça a l’air tranquille. Faut dire que nous avons emprunté la route touristique pour longer le lac, du coup pas trop de camions de marchandises qui sortent du pays. Les douaniers boliviens se sont bien amusés en voyant notre mascotte « cigogne en migration », dans le sac à Guy."Clandestin en Bolivie" nous ont-ils dit. Ensuite viens les affaires plus sérieuses, l’entrée au Pérou. Les bus déchargent les touristes d’un côté de la barrière, et ils doivent rentrer en Bolivie à pied, avant d’être récupérés par des bus boliviens. Nous on arrive en face, déjà un policier vient nous expliquer les démarches, poste migration, douane et poste de police. Ils ont l’air bien mieux organisé ici, pas de file d’attente. Les démarches douanières prennent toujours un peu plus de temps car il faut faire les enregistrements des motos. Et là, en effet avec nos documents bien français, les nouvelles cartes d’immatriculations sont incompréhensibles pour un étranger. Difficile d’identifier le n° de châssis et n° de moteur. Et ils n’aiment pas trop qu’on intervienne pour leur montrer. Heureusement, le gradé était très sympa et maitrisait le déroulement. Dernière étape, le poste de police. On nous avait prévenus qu’il ne faut pas marcher dans les combines des policiers qui rackettent les touristes pour rentrer dans le pays. D’un air très sympa, le policier nous demande les papiers et nos assurances. Ensuite il nous dit qu’une petite contribution est souhaitable pour passer et aider le pays. On répond que oui, pas de problème sans vraiment comprendre de quoi il parlait. Il nous met les tampons sur les documents, et attend. Tranquillement on range nos papiers, et les documents, avant de demander si c’est terminé. Il nous regarde d’un air étonné, sans trop comprendre. Idem de notre coté, un air un peu nigaud de ne pas savoir. Le gradé arrive et nous dit que nous pouvons partir. Il regarde avec insistance le policier, un lourd silence dans le bureau. Nous on s’agite pour partir au plus vite, gracias, gracias…..Adios. Et nous voilà au Pérou, pour en découvrir principalement le sud ; Cusco, Nazca et Arequipa. A première vue les routes sont très bonnes, des panneaux d’indication, des stations essence et grand luxe, les dos d’ânes dans les villages sont indiqués. Ah !! Plus de freinage d’urgence et de saut de carpe en les franchissant, surtout que moi, avec ma moto rabaissée, je râpais le sabot pratiquement à chaque passage. Le long de la route des scènes de vie hors du temps, labour avec les bœufs, tressage de corde, semailles, bergers sur les bords de voie a surveiller les moutons, ....toujours un peu le même tableau d’un pays à  l’autre.

     


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